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Questions et Réponses des Candidats du Conseil d’Étudiants pour le Campus Saint-Jean et du GFC

Rencontrez quelques uns des candidats de CSJ qui se prèsentent pour le conseil étudiant et le GFC avec les questions-réponses suivantes.

Cet article est le dernier dans une série de sept articles.


Maintenant que l’élection des exécutifs de l’union des étudiants est terminée, il est temps pour les étudiants de voter dans les élections pour les représentants du conseil des étudiants et du GFC (Conseil des Facultés Générales).

Les 17 et 18 Mars, les étudiants sous-gradués voteront pour les conseillers du conseil étudiant, ainsi que les représentants du GFC pour leurs facultés respectives.

Le conseil étudiant est composé de 40 membres élus qui veillent sur l’union des étudiants en matière de politiques, de finances et de mandats. 

Le GFC est la plus haute instance d’organe décisionnelle de l’université. De ses 159 membres, 40 en sont des représentants sous-gradués. 

Pour aider les étudiants à mieux connaitre les candidats dans ces élections, le Gateway les ont demandés en entrevue pour apprendre comment ils représenteraient les étudiants, et quels sujets ils espèrent adresser dans les rôles pour lesquels ils se présentent. 

Les réponses ont été édités pour la breveté et la clarté.


Candidats du Conseil d’Étudiants pour le Campus Saint-Jean et du GFC

Le Gateway a contacté tous les candidats, mais seulement les suivants ont participé. Voyez une liste complète des candidats içi.

  • Chiara Concini (elle), étudiante de 1e année dans le programme d’arts — candidate pour le GFC
Pia Co
  • Eric Einarson (il/lui) 5e année d’un baccalauréat en science au CSJ avec une majeure en chimie et une mineure en psychologie — candidat pour le Conseil d’Étudiants
Pia Co

Pourquoi vous présentez-vous pour le conseil étudiant/GFC?

Chiara Concini: Comme nous le savons tous et toutes, l’Université de l’Alberta est censée être une université bilingue. Pour moi, une université bilingue offrirait une expérience académique de la même qualité en anglais et en français. Cependant, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Peu de matériels, de communications ou de plateformes académiques sont fournis en français afin que les étudiant.e.s du Campus Saint-Jean puissent y accéder. De plus, en raison des défis de financement auxquels fait face le Campus Saint-Jean, plusieurs étudiant.e.s doivent s’inscrire aux cours offerts au Campus Nord pour être capable de compléter leurs programmes. Mais, ces étudiant.e.s n’ont pas accès ni aux services de counselling académique ni aux opportunités et subventions des facultés du Campus-Nord. Les étudiant.e.s du Campus Saint-Jean font face aussi aux difficultés liés à leur capacité d’accéder aux cours du Campus Nord. Souvent, le Beartracks ne reconnaît pas les cours du Campus Saint-Jean comme prérequis pour les cours du Campus Nord. Enfin, les étudiant.e.s du Campus Saint-Jean ne sont souvent pas gardé.e.s au courant des dossiers du Conseil Général des Facultés et de l’Union étudiante entière. Il y a un fossé entre le Campus Saint-Jean et le Campus Nord et il faut que cela change. Nous fréquentons tous la même université.

En tant qu’étudiante du Campus Saint-Jean, ces enjeux me troublent. Ce n’est certainement pas juste que nous faisons face à des problèmes supplémentaires parce que nous avons fait le choix de faire nos études postsecondaires en français. Je suis déterminée d’améliorer l’expérience académique de chacun.e des étudiant.e.s du Campus Saint-Jean.

Eric Einarson: Je cherche à être réélu au Conseil des étudiants parce que je suis passionné par la gouvernance étudiante et je crois en sa capacité de créer des changements durables et efficaces. Depuis ma première année au Campus Saint-Jean (CSJ), j’ai fait de mon mieux pour m’impliquer, pour repousser quand je reconnais des problèmes ou des situations inéquitables et améliorer nos situations en tant qu’étudiants pour les générations à venir. Je suis membre de l’Association des Universitaires de la Faculté Saint-Jean pendant plus de trois ans, avec un mandat comme conseiller, un mandat partiel en tant que vice-président (des opérations et des finances) et plus de 18 mois en tant que président. Dans le cadre de ces rôles, j’ai eu le privilège de travailler avec des équipes extraordinaires pour créer de grands changements, notamment en travaillant avec la mairie de Strathcona County pour améliorer le transport public pour les étudiants de CSJ, ainsi que la création des toilettes accessibles et non genré au Pavillon McMahon, puis aussi en repoussant les coupes budgétaires provinciales à l’éducation post-secondaire francophone et bien plus encore. Cette année, j’ai eu l’occasion de siéger au Conseil des étudiants et surtout je me présente pour avoir la chance de terminer le travail que j’ai commencé, notamment la relance et la réhabilitation du Comité de traduction qui a été réformé avec le but d’inclure plus d’étudiants du CSJ dans la gouvernance de la SU, d’effectuer des recommandations pour des changements de statuts pour rendre la SU plus équitable pour les étudiants de CSJ et, dans l’ensemble, de continuer à sensibiliser le Students’ Union aux problèmes qui font face le CSJ et qui sont souvent négligés. Enfin, je me présente pour ce poste parce que je crois que j’ai l’expérience nécessaire pour démarrer mon travail pour améliorer le CSJ dès mon premier jour au bureau, sans avoir besoin de passer des mois à apprendre le rôle pour commencer à réparer ce que je reconnais ne fonctionne pas.

Pouvez-vous expliquer votre plateforme de manière concise?

Concini: En tant qu’étudiante et membre de l’AUFSJ, je suis troublée par les enjeux auxquels font face les étudiant.e.s du CSJ. Comme conseillère du CFG, je prônerais l’accès des étudiant.e.s du CSJ aux services et aux opportunités des autres facultés. Les étudiant.e.s du CSJ qui doivent s’inscrire aux cours du Campus-Nord devraient être capables de chercher des services de counselling académique ainsi que des subventions et des opportunités des autres facultés. Comme conseillère auprès du CFG, je travaillerais avec les représentant.e.s des autres facultés afin que les étudiant.e.s du CSJ soient capables d’accéder aux services du Campus-Nord. Ensuite, je ferais augmenter la disponibilité des ressources académiques en français. Les étudiant.e.s du CSJ méritent avoir accès aux communications de l’administration et de l’Union étudiante, ainsi qu’aux plateformes comme le Beartracks, en français. De plus, comme conseillère auprès du CFG, je renforcerais les liens entre les étudiant.e.s du CSJ et leurs représentant.e.s sur l’Union étudiante. Les étudiant.e.s du CSJ devraient être gardé.e.s au courant des nouvelles du Campus-Nord et de l’Union étudiante dans leur langue d’étude. Enfin, je faciliterais l’accès aux cours du Campus-Nord pour les étudiant.e.s du CSJ en travaillant sur le fonctionnement du Beartracks afin qu’il soit plus accessible aux étudiant.e.s du CSJ.

Einarson: Ma plateforme est basée sur trois points cardinaux où je reconnais que le plus d’efforts est nécessaire. Par-dessus tout, je veux tenir le Students’ Union et en particulier ses exécutifs responsables de leurs engagements envers les étudiants de CSJ. Comme beaucoup d’étudiants du CSJ, j’ai entendu d’innombrables candidats de l’UASU qui font des promesses aux étudiants du CSJ qu’ils n’ont jamais accompli. Cette année, j’ai fait de mon mieux à pousser les exécutifs à garder leurs promesses et chaque fois que quelqu’un qui pensait soumettre sa candidature pour la SU venait à me rencontrer, j’ai clairement expliqué quels étaient les problèmes, de sorte que cela ne devienne pas seulement un sujet de conversation, mais une vraie objective à viser. Je suis très fier d’avoir pu amener un collègue à une réunion de l’AUFSJ et de voir sa réaction lorsqu’il commençait à comprendre les problèmes auxquels sont confrontés les étudiants du Campus.

J’aimerais amener d’autres conseillers pour montrer ce que c’est d’être un étudiant au Campus Saint-Jean. Deuxièmement, j’aimerais continuer la pression pour la traduction des documents en français. Cette année, j’ai travaillé avec deux autres conseillers francophiles afin de rétablir le Comité de Traduction, qui a maintenant pour mission de traduire les documents pour les rendre accessibles et équitables non seulement pour les étudiants du CSJ, mais pour tous les francophones qui viennent au U of A. Au-delà de cela, le comité de traduction a maintenant des sièges réservés pour les étudiants du Campus Saint-Jean et je fais pression pour obtenir des fonds et créer des bourses pour les étudiants exécutant des traductions pour la SU. La traduction n’est pas une tâche facile, en particulier pour les documents tels que les règlements et politiques de la Students’ Union et le temps consacré par ces étudiants devraient donc être remboursé. Enfin, mon objectif est d’impliquer plus d’étudiants du Campus dans la gouvernance en créant plus de postes généraux, qui n’ont pas besoin d’une élection, aider à améliorer le programme de mentorat du Conseil des étudiants, ainsi que de préconiser la création de plus d’options de bénévolat à faible engagement de temps. Je suis fermement convaincu qu’un seul étudiant représentant l’ensemble du Campus Saint-Jean n’est pas suffisant et que nous devons créer de nouvelles et meilleures occasions d’implication.

Pour les candidats du conseil étudiant: Quel est le plus grand sujet auquel vous croyez l’union étudiante fait face, et comment voudriez-vous adresser ce sujet en tant que conseiller?

Einarson: Je pense que le plus gros problème auquel le Students’ Union fait face est la restructuration académique que l’Université est en train de subir, ainsi que le manque d’adaptation de la structure de gouvernance de la part de la Students’ Union. J’ai eu l’occasion de faire partie du groupe de travail sur la restructuration de la gouvernance qui est chargée de l’analyse de la structure et efficacité de plusieurs sous-groupes de l’union, notamment les comités et les associations représentatives des étudiants et bien plus encore. J’ai reconnu une hésitation chez les gens que si nous apportons des changements « Qu’est-ce qui se passerait si…». Ces hypothèses devraient naturellement être prises en compte; cependant, elles ne devraient jamais être la raison pour laquelle nous n’essayons pas d’améliorer notre organisation. La gouvernance étudiante a pour but exprès de créer une expérience étudiante sans précédent et je ne crois sincèrement pas que nous rendions justice à cette responsabilité si nous ne sommes pas disposés à sortir de nos zones de confort et à nous appuyer sur la plateforme que nous avons créée.

Pour résoudre ce problème, je pense que nous devons renouveler le groupe de travail sur la restructuration de la gouvernance pour une année supplémentaire, afin de permettre au groupe de travail de procéder à un examen complet de la structure de gouvernance de l’union, y compris des sujets potentiellement sensibles tels que les préjugés et différents biais qui ont subi les conseils actuels et passés, ainsi que ses conseillers. Ceci nous permet d’établir des garanties pour que les futurs conseillers ne se sentent pas sous pression ou exclus en raison de commentaires ou comportements haineux. De plus, ces examens permettent au groupe de travail de déterminer si certains niveaux de gouvernance sont en double ou potentiellement inutiles et de créer des propositions pour améliorer leur efficacité et redistribuer les ressources vers les étudiants, ce qui est la principale raison pour laquelle nous nous sommes tous impliqués au départ. Le groupe de travail sur la restructuration de la gouvernance est une excellente initiative, mais il n’a pas eu assez de temps pour qu’on puisse dire avec confiance qu’il a fait une différence profonde et durable.

Pour les candidats du conseil étudiant: Quel est un sujet que vous croyez concerne spécifiquement les étudiants de votre faculté, et comment voudriez-vous adresser ce sujet en tant que conseiller?

Einarson: Je crois que le plus gros problème auquel le Campus Saint-Jean fais face est le manque de financement du gouvernement et de l’Université de l’Alberta, qui, si rien n’est fait, pourrait devenir fatal. Le Campus Saint-Jean est une faculté unique et spéciale qui distingue l’université, étant la seule possibilité d’éducation postsecondaire en français à l’ouest du Manitoba. À ses débuts, le CSJ est devenu une faculté de UAlberta par un contrat tripartite, obligeant l’Université et le gouvernement à superviser la pérennité et le succès du CSJ. Cette obligation n’est sans aucun doute pas rempli et ceux qui en souffrent sont les étudiants. Les cours sont coupés afin de garder les portes ouvertes, la maintenance est laissée de côté parce que le budget ne peut pas le couvrir et les étudiants sont indirectement forcée de se transférer au Campus Nord dans d’autres facultés parce que leurs besoins ne sont pas satisfaits au CSJ.

À mon avis, c’est tout à fait inacceptable et une éducation francophone ne doit pas être considérée comme une dépense de luxe qu’on peut couper. Une formation complète en français est un atout pour l’Université et la communauté dans son ensemble et jusqu’à présent, ce qui s’est éprouvé être le plus efficace pour sensibiliser le Students’ Union à ce sujet est d’amener les conseillers d’autres facultés aux réunions du Conseil de l’AUFSJ. Je crois que de cette façon, les invités peuvent être vraiment immergés dans la situation et entendre directement des étudiants ce qu’ils ressentent. Le Conseil des étudiants n’a pas directement de contrôle sur la façon dont l’université alloue son argent, mais c’est un lieu central pour rallier les étudiants leaders à une cause et créer une politique que les étudiants peuvent utiliser comme levier avec l’administration de l’université pour réaffecter les fonds, garantissant que les étudiants ne sont plus partis de la coupure simplement pour respecter une ligne budgétaire et que les étudiants de CSJ ne reçoive pas une éducation de qualité inférieure simplement parce qu’ils ont choisi de le suivre en français.

Pour les candidats du conseil étudiant: Comment allez-vous vous assurer de représenter les besoins et les préoccupations de votre faculté auprès du conseil étudiant?

Einarson: Je pense que la façon la plus efficace de représenter les besoins de mon faculté passent par une approche à deux volets. Premièrement, je m’efforcerais de siéger à des comités décisionnels clées pour m’assurer que le point de vue francophone et CSJ ne soit pas oublié, comme un comité des règlements ou des politiques. Je chercherais à siéger à nouveau au comité des règlements en raison de sa capacité à définir la position et les objectifs de l’union face aux problèmes auxquels l’université est confrontée. De plus, j’aimerais retourner au Comité de traduction et recevoir des fonds pour permettre à ce comité de rembourser les étudiants bénévoles pour leur temps et leurs efforts pour traduire les règlements et les politiques et faire de l’union un endroit plus équitable sur le plan linguistique pour les étudiants francophones. En plus de cela, mon objectif serait de maintenir de bonnes relations avec le président et l’équipe exécutive de l’AUFSJ afin de m’assurer que je peux mener des consultations efficaces sur les questions en cours de discussion, de sorte que le résultat ne reflète pas qu’un seul étudiant du Campus, mais plutôt une organisation bien connectée. Avec ces chemins combinés, je crois que plaidoyer pour ma faculté est non seulement possible, mais très gérable.

Pour les candidats du conseil étudiant: Comment allez-vous vous assurez que les exécutifs de l’union étudiante resteront redevables aux étudiants?

Einarson: Je veillerais à ce que les dirigeants de l’union rendent comptes à leurs promesses en les laissant jamais oublier les promesses qu’ils ont faites. Pendant les réunions du conseil, les conseillers ont l’occasion de poser des questions aux autres membres du conseil et personnellement, je n’ai aucun problème à questionner les membres qui ne respectent pas leurs promesses et leurs engagements. Cette année étant en ligne, il est facile d’accéder aux enregistrements des promesses et des décisions prises par le nouvel exécutif élu et je prévois d’utiliser ces promesses et de les tenir responsable et de ne pas me laisser faire intimider en appelant quelqu’un pour ne pas les suivre.

Pour les candidats du GFC: Que croyez-vous est le sujet académique qui préoccupe les étudiants le plus présentement, et comment aimeriez-vous que le GFC adresse ce sujet?

Concini: Comme conseillère du CSJ auprès du Conseil des Facultés Générales, je serais dans une position unique. Le Campus Saint-Jean comprend des étudiant.e.s de plusieurs programmes, chacun.e avec une situation unique. Cela étant dit, en tant qu’étudiant.e.s du CSJ, nous avons tous.tes fait le choix d’étudier et de vivre en français, dans une province et au sein d’une université où l’anglais est la langue de la majorité. Comme membres de la francophonie albertaine, une minorité linguistique, les étudiant.e.s du CSJ font partie d’une communauté accueillante, riche, vibrante et spéciale, mais non sans défis. Un des plus grands de ces défis, c’est le bilinguisme. L’Université de l’Alberta devrait offrir une expérience académique de qualité équivalente en anglais et en français. Mais en tant qu’étudiant.e.s du CSJ, nos expériences sont profondément limitées parce que nous n’avons pas souvent accès aux communications, aux matériels, aux plateformes en français, notre langue d’étude et pour certain.e.s, la langue de vie. Pour de nombreux.ses étudiant.e.s du CSJ, qui parlent un anglais limité, voire ne parlent pas du tout l’anglais, le fait de ne pas avoir accès à ces éléments importants a un effet dommageable sur leur éducation. Il faut que l’Université de l’Alberta, ainsi que l’Union étudiante (l’UASU) fournissent tout ce qu’elles produisent en anglais également qu’en français.

Pour commencer à répondre à ces enjeux, j’assisterais au Conseil des Affaires étudiantes (Council on Student Affairs), ainsi qu’au comité de Programmes et de milieu d’apprentissage (Committee on the Learning Environment). En tant que membre de ces organes, je travaillerais avec les membres des autres facultés ainsi qu’avec les membres de l’Université pour démarrer le processus de traduction des ressources en français. Quand je parle de “ressources”, j’inclus, par exemple, les communications de l’administration au sujet de la restructuration académique, ou même des mises à jour sur la COVID-19. J’inclus aussi le Beartracks, une plateforme qui est nécessaire pour être capable d’obtenir un diplôme. Et finalement, j’inclus les messages et les informations venant de l’Union étudiante. Une organisation qui prétend représenter tous.tes les étudiant.e.s de l’Université devrait s’assurer que tous.tes ces étudiant.e.s sont capables de comprendre ce qu’il fournit. Le Conseil des Facultés Générales jouerait un rôle clé dans ce processus. Il faut que la traduction soit une priorité pour tous.tes les membres du Conseil.

Pour les candidats du GFC: Comment allez-vous vous assurer que les voix des étudiants seront entendues par le GFC?

Concini: Les étudiant.e.s du Campus Saint-Jean sont souvent oublié.e.s dans le processus de prise de décision. Nous faisons partie d’un petit campus qui n’est pas situé près des autres facultés de l’Université. Étant donné que notre population est moins nombreuse, et que nous étudions dans une langue différente que celle du Campus Nord et d’Augustana, nos besoins en tant qu’étudiant.e.s du Campus Saint-Jean ne sont pas priorisés. C’est un problème que j’affronterais si je suis élue.

Dès le début de cette année scolaire, je fais partie de l’AUFSJ dans le rôle de vice-présidente première année. Pendant les six derniers mois, j’ai travaillé avec d’autres étudiant.e.s du CSJ, ainsi qu’avec des étudiant.e.s des autres facultés afin que les voix des étudiant.e.s du CSJ soient entendues. À mon avis, la collaboration avec les membres et des organisations des autres facultés est la clé pour assurer que les besoins des étudiant.e.s du CSJ en tant qu’étudiant.e.s de langue française sont mis en avant. J’ai énuméré sur ma plateforme les quatres enjeux académiques les plus répandus au CSJ selon les conversations que j’ai eu avec des étudiant.e.s du CSJ. Ce sont tous les enjeux que je présenterai aux membres du Conseil des Facultés Générales. Pour continuer le travail que j’ai fait jusqu’à date, je consulterais avec les étudiant.e.s et les associations étudiantes du CSJ pendant notre prochaine année scolaire. Je vous promets que je maintiendrais les liens forts avec le corps étudiant pour que je reste au courant des enjeux auxquels font face les étudiant.e.s du CSJ. En outre, je vous garderais au courant de mes travaux auprès du Conseil des Facultés Générales afin que vous puissiez me tenir responsable en tant que votre représentante.

Pour les candidats du GFC: Que signifie « la gouvernance collégiale » pour vous, et pourquoi est-ce-que c’est important pour les étudiants?

Concini: La signification de la gouvernance étudiante est sans doute différente pour les étudiant.e.s du Campus Saint-Jean. Malgré tout ce qui nous rend unique, les étudiant.e.s du CSJ ont tous.tes pris la décision d’étudier en français. Certain.e.s d’entre nous sont issu.e.s de l’immersion française, d’autres des écoles francophones. Même d’autres sont issu.e.s des écoles dans les autres pays du monde. Mais nous avons tous.tes choisi d’étudier en français en Alberta, une province unilingue qui ne priorise pas toujours sa communauté française vivante. Il faut noter que le choix d’étudier dans une langue qui n’est pas la langue majoritaire d’une région est un choix difficile. C’est un choix qui mérite d’être noté, surtout dans les temps comme ceux-ci où les conversations sur le CSJ incluent souvent les restrictions budgétaires. Malheureusement, quand vient le temps de faire les réductions financières, le CSJ est souvent menacé. Les gens ont parfois l’impression que nous sommes superflu.e.s, malgré le fait que nous représentons la majorité des étudiant.e.s d’expression française à l’Ouest canadien.

C’est ici que la gouvernance étudiante entre en jeu. La gouvernance étudiante est importante, en particulier pour les étudiant.e.s du CSJ, parce qu’elle garantit que notre point de vue distinct est entendu et considéré dans la prise de décision. La gouvernance étudiante garantit notre droit de participer dans la prise de décision qui impacte notre propre expérience universitaire, une expérience que nous choisissons d’entreprendre en français. En tant qu’étudiante du CSJ et personne d’expression française, la gouvernance étudiante signifie une opportunité de partager aux autres étudiant.e.s de l’Université la culture distincte et la langue dynamique du CSJ, une culture et une langue desquelles je suis fière de faire partie. Elle signifie une opportunité d’assurer que les voix françaises sont entendues et respectées par la majorité anglaise.

Question amusante: Quel passe-temps avez-vous développé durant la quarantaine?

Concini: J’ai commencé à apprendre le saxophone, mais ma famille m’a interdit de le jouer à la maison parce que je sonne horrible.

Einarson: Ventes de jeux vidéo sur Ebay!

Pia Co

Pia Co is the acting 2020-21 Editor-in-Chief and the 2019-20 Director of Marketing and Outreach of The Gateway. They're in their final year as a Sociology and Political Science student. When they aren't clicking away at a keyboard and copy editing gtwy.ca, they can be found playing slap funk bass, or making a shockingly elaborate four course meal. 

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